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Toujours aussi passionné par mon métier, je passe beaucoup de temps à essayer de comprendre ce qui va plaire et aider mes clients.

Ils sont, comme moi, des passionnés .

Que ce soit par leurs collections, leur magasin, ou tout simplement par des souvenirs de voyages ou autres.

Voici 2 modèles  issus de mon imagination.

Le concept de départ était: Une simple palette en bois.

Mais lorsqu’on avance sur le projet, on se rends compte des complications.

Définir le modèle de palette

Prévoir sa profondeur. Élément inchangeable.

Modifier sa structure.

La palette est l’élément de base.

Ensuite, il faut restructurer et solidifier en accordant de l’importance à l’équerrage, qui donne la stabilité à l’ensemble et qui va permettre de recevoir sérieusement les étagères et les portes en verre.

J’ai opté pour des portes battante en verre trempé de sécurité à cause de la faible profondeur. Pour des portes coulissantes, il m’aurait fallu un poil plus de profondeur.

J’avais en tête, dès le départ, cette image de vitrine type WESTERN.

Exactement telle que vous pouvez la voir ci dessous.

Ainsi que la présentation avec ma selle et les reproductions d’armes.

Et le BLUEBERRY de mon enfance. Celui qui m’a donné cette envie de dingue de dessiner.

Partout.

Mais, bon, j’avais déjà ça ancré en moi. Je dessinais partout. Sur les murs, sur des bouts de cartons, sur les nappes en papier dans les restaurants et même sur les nappes en tissus, ce qui ne plaisait pas au restaurateur, même s’il bredouillait, les dents serrées « c’est sympa ce qu’il fait. Et il fait ça partout??? GGRRRRRR!!! »

Je me souviens, comme si c’était hier.

J’avais accompagné ma Maman, en courses.

Pour moi, c’était une horreur et ça l’est toujours.

Et là, je ne sais pourquoi, nous poussons la porte du Prisunic de l’époque.

Et là, en face de moi, dans un présentoir en bois, la couverture magique du TONNERRE à L’OUEST de Jean GIRAUD.

Le 2ème volume de BLUEBERRY, je crois.

J’avais sous les yeux, ce que je rêvais de dessiner.

J’étais trop jeune pour me rendre compte que ma vie venait de basculer, car quelqu’un avait conçu ce que je rêvais de faire.

Et de façon sublime, en plus.

J’ai continué de dessiner, sans arrière pensée. Beaucoup.

Mais bon revenons à nos vitrines.

Donc ensuite décapage, et toutes les opérations de traitement du bois.

J’ai voulu garder l’aspect naturel de la palette sur la vitrine Western. Et aussi sur la blanche d’ailleurs tout en donnant un côté plus contemporain.

La Western conserve cet écartement entre les lattes du fond.

Pour qu’elle s’intègre encore plus facilement dans son environnement.

Pour la petite histoire, la vitrine a été mise en place dans mon bureau le mercredi soir. Le Jeudi matin, j’avais un rdv avec un client pour son aménagement de magasin.

C’est la première chose qu’il a vue. Il a été emballé et m’en a commandé de suite un exemplaire.

J’ai décidé de signer et numéroter ces modèles.

La mienne est la 0000.

Mon client a reçu la 0001.

Pour l’instant, je n’ai pas l’envie de la mettre en avant. Pas envie d’en livrer partout.

J’ai envie qu’elle rejoigne des passionnés. Qu’elle prenne place chez eux. Et qu’elle se fonde dans leur vie.

Qu’elle se mette à leur service.

Cela peut sembler exagéré, mais c’est ce que je ressens.

Nous avons du mettre au point un système de fixation murale.

Ajouter des éclairages LEDS. Indispensable. Sinon ce serait un peu tristounet.

Des serrures, pour des raisons évidentes. Même pour un intérieur de particulier.

Je me méfie de la fiabilité des fermetures avec aimants.

J’ai aussi rajouté un petit plus. Que je laisserai mes clients découvrir par eux mêmes.

Attention. Je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas.

Ce n’est pas l’invention du siècle et je n’ai pas réalisé ce modèle tout seul.

Merci, d’ailleurs, à mes collaborateurs qui m’ont aidé à matérialiser mes sensations.

Jean